Mystérieuse Sicile, l’île des cyclopes, à la lumière du soleil de novembre

Mystérieuse Sicile, l’île des cyclopes, à la lumière du soleil de novembre

13 décembre 2020 0 Par Gilles

Entre les différents confinements et restrictions de voyage à cause du COVID-19, le hasard nous a fait atterrir en Sicile. En effet, nous devions dépenser nos vouchers avant la fin de l’année. En conjuguant la liste des pays accessibles sans trop de contraintes et l’envie de quitter la grisaille belge, la Sicile nous a accueillis le temps de quelques jours pour une petite respiration avant l’hiver. Nous commençons par quelques jours à Palerme et ensuite direction les pentes de l’Etna.

Palerme

Carrefour entre l’Afrique et l’Europe, capitale du royaume à l’aigle bicéphale, au centre de la Méditerranée, ville au tempérament bien trempé avec un histoire plus que doublement millénaire, Palerme est un véritable coup de cœur. La douce lumière d’automne invite le promeneur à la flânerie dans ses ruelles étroites baignées d’une lumière aux teintes dorées. Ses églises, pour la plupart baroques sont ostensiblement décorées.

Le long des rues plus commerçantes, les boutiques et échoppes traditionnelles sont encore nombreuses. On ne trouve beaucoup pas d’enseignes internationales. Palerme a su conserver une authenticité un peu surannée.

Promener dans Palerme, c’est promener dans l’histoire, on retrouve des édifices allant des Romains, Musulmans, Normands, Angevins, Aragonais et Espagnols le tout dans un joyeux désordre n’appartenant qu’au Sud de l’Italie.

Quelques jours avant notre arrivée, la crise sanitaire a contraint les autorités à fermer les musées et bâtiments historiques. Pas de chapelle palatine, par de crypte des Capucins ni de jardin botanique. Les joyaux de Palerme resteront cachés pour cette fois ! Cependant, tout n’est pas interdit, les parcs sont magnifiques, les lieux de cultes de véritables musées. Nous avons de la chance, le temps est avec nous et nous passons notre temps dehors.


L’Etna

Trois jours plus tard, nous prenons la route de l’Etna. Nous empruntons l’autoroute qui traverse l’île d’Ouest en Est. Le paysage est montagneux et les petits villages fortifiés se succèdent. Nous nous arrêtons à Enna, ville au centre de l’île perchée à mille mètres d’altitude. Sur son éperon rocheux le château garde la vallée. Lui aussi est fermé, nous en faisons le tour et montons sur un petit promontoire voisin. Et là, c’est le premier contact avec l’Etna, volcan haut de 3000 mètres. Pourtant nous avons encore plus d’une centaine de kilomètres à parcourir. Ses panaches de fumées blanches et noires sont déjà bien visibles.

Quelques heures plus tard, nous voilà arrivés sur les pentes du volcan. De notre hôtel nous pouvons déjà observer la première coulée de lave pétrifiée. Nous monterons sur ses pentes le lendemain.

Nous prenons la route pour découvrir ce volcan toujours actif. En route nous faisons un petit détour pour aller voir une coulée de lave du début des années 2000. Et quelle spectacle, telle une rivière figée dans le temps nous mesurons toute la fureur de la terre qui se déchaîne.

En montant, le paysage devient de plus en plus lunaire. Les arbres font la place aux hautes herbes et ensuite aux rochers et autres pierres volcaniques. Nous avons de la chance, les touristes ont déserté les lieux nous avons l’impression d’être seul au monde face au volcan. Le silence des lieux laisse le rugissement des entrailles de la terre s’exprimer. Le volcan respire. Nous pouvons entendre sa respiration malgré la distance qui nous sépare des cratères actifs.

Voilà donc quelques impressions pour cette première découverte. Nous n’avons pu qu’effleurer sa beauté. Nous y reviendrons pour découvrir d’autres facettes telles que ses temples, Syracuse, Messine ou Cefalu.